mardi 21 février 2012

Lumières de Venise

Copyright : Gérard Cambon / Le Pictorium

Venise est une ville de passion, qui prétera éternelement son nom à l’amour …

Gérard Cambon est probalement tombé fou amoureux de cette ville merveilleuse et charmeuse, secrète et surprenante à la fois. Envouté sans doute aussi, il nous livre à travers  "Lumière de Venise" une belle série de photos sur cette ville ensorcelante.

« Venise me fut très vite familière. (…) Quand on traverse la Lagune, du Lido vers la cité des Doges, au crépuscule en été et si le temps est à l’orage, il arrive qu’un spectacle grandiose s’offre à vous. Le soleil couchant se profile juste au dessus de la Sérénissime. Les nuages noirs viennent du continent. Au dessus le ciel est encore bleu azur. Sous les nuages des rayons dorés touchent la ville d’une grâce divine. En cet instant la menace de l’orage était encore incertaine. Les quatre éléments : l’air, la terre, l’eau et le feu se matérialisaient avec la force de Turner et la vivacité de Miasaki. L’art académique rejoignait l’art contemporain. La Sérénissime était suspendue le temps d’une éclaircie. La mer semblait de mercure et puis à nouveau s’embrasait. Je capturais émerveillé cette vue.

Ce spectacle m’a envoûté. Il s’est imposé à moi.(…) Je me sentais en totale harmonie avec cette beauté qui avait l’air de n’être là que pour moi.(…)

Je me sentais exister au coeur d’un monde cohérent, porté par l’harmonie des couleurs dans l’objectif de mon appareil. » se souvient il.

Copyright : Gérard Cambon / Le Pictorium

Cette Venise là, connue ou inconnue, se dévoile au fil des clichés tel qu’ Henry James nous la décrivait :  "La lumière ici est en vérité une puissante magicienne et, avec tout le respect dû à Titien, Véronèse et Tintoret, plus grande artiste qu’eux tous. Il faut voir sur place le matériau qu’elle traite : brique boueuse, marbre rosé et souillé, loques, crasse, délabrement. La mer et le ciel semblent se croiser à mi-chemin, mélanger les nuances avec une douce irisation, un composé scintillant de flots et de nuages, un centaine de reflets ponctuels et indéfinissables et puis projeter cette texture sur tout objet visible. »
Gérard Cambon capte à merveille les multiplles visages d’une ville changeante, son atmosphère, ses couleurs, ses odeurs, ses lumières. Surtout ces dernières, pour nous la dévoiler en ville Lumière ….

Copyright : Gérard Cambon / Le Pictorium

lundi 20 février 2012

Musée des Arts asiatiques // Musée Guimet

Le musée Guimet est né du grand projet d’un industriel lyonnais, Émile Guimet (1836-1918), de créer un musée des religions de l’Égypte, de l’antiquité classique et des pays d’Asie. 

Des voyages en Égypte, en Grèce, puis un tour du monde en 1876, avec des étapes au Japon, en Chine et en Inde lui permirent de réunir d’importantes collections qu’il présenta à Lyon à partir de 1879.

Il devait par la suite transférer ses collections dans un musée qu’il fit construire à Paris et qui fut inauguré en 1889. Du vivant même d’Emile Guimet cette institution se consacra de plus en plus à l’Asie, tout en conservant une section sur les religions de l’ancienne Égypte, à la suite des expéditions dans diverses régions de l’Extrême-Orient.

Rouvert en janvier 2001 après quatre ans de travaux conduits par les architectes Henri et Bruno Gaudin, le musée des Arts asiatiques-Guimet déploie ses collections d’arts asiatiques (Inde, Asie du sud-est, Chine, Corée, Japon, Pakistan et Afghanistan, Népal et Tibet) qui comptent parmi les plus riches du monde. (45 000 objets)



Ce musée illustre les diverses cultures et civilisations du continent asiatique, couvrant une aire très vaste dans le temps ( 5 millénaires) et dans l'espace (de l'Inde au japon).


J'aime cette culture qui est très riche ! Musée à voir pour les passionnés d'histoire, de culture, d'Asie...
 Shiva Natarâdja, Seigneur de la Danse







  











dimanche 19 février 2012

Paris tag

La rue de Belleville est artistique, sous ces quelques gigantesques fresques murales, quelques surprenants panneaux publicitaires - enfin, presque ...
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Mais descendez un peu plus bas, vous découvrirez la rue Dénoyez ...

Vous la verrez certainement autrement que moi, différemment que bien des autres, parce que la rue Dénoyez change de look tous les jours.

Toujours de vagues odeurs de solvant dans l'air et quelques bombes de peinture qui trainent et un artiste de rue en train de bomber une nouvelle fresque.
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Tout autour, c'est Ménilmuche, et tous ses restaurants Nord Africains, Chinois, Grecs, etc.

samedi 18 février 2012

Le musée Rodin, entre verdure et oeuvres d'art

Au pieds du Dôme des Invalides, se trouve l'Hôtel Biron, construit entre 1728 et 1730 et acquis par l'Etat en 1905, et où habitait l'artiste à partir de 1908. 


Ici, près de 500 sculptures de Rodin (1840-1917) sont présentées au public dans l'enceinte du musée et un nombre considérable de dessins.

Le musée, ouvert en 1919, suite aux donations de Rodin en 1916, possède par ailleurs des toiles issues de la collection privée de Rodin de maîtres aussi éminents que Van Gogh, Monet, Renoir... Sans oublier les photographies qui donnent une autre vision de ses oeuvres.


A l'extérieur, le parc de 3 hectares, bordé de tilleuls, est absolument superbe, un savant mélange de fontaines, bronzes et plantations variées. 

A noter : comme pour tous les musées nationaux, l'accès en est gratuit le premier dimanche de chaque mois. 

Un don inné pour la sculpture

François-Auguste-René Rodin naquit à Paris en 1840. Il reçu une éducation sérieuse et remplie d'affection. Le jeune Auguste va en classe jusqu'à l'âge de 14 ans. C'est un élève médiocre, il a une mauvaise orthographe, mais il est si doué pour le dessin que son père, après s'y être opposé, le laisse entrer à l'École de dessin et de mathématiques (aujourd'hui École des Arts décoratifs), appelée alors la "Petite École", parce qu'on y formait des artisans seulement pour l'industrie.

Le jeune Rodin pourra ainsi apprendre un métier qui l'aidera à gagner sa vie tout en poursuivant des études qui favoriseront sa carrière artistique. 

Il a la chance d'y avoir comme professeurs Lecoq de Boisdaubran et Carpeaux (auteur du fameux groupe de la Danse). Mais c'est un sculpteur nommé Fort qui oriente définitivement Rodin vers la sculpture et décide de sa vocation.
Aussitôt, les professeurs sont unanimes à reconnaître les dons extraordinaires du jeune artiste. Un sculpteur fameux de l'époque, Maindron, consulté à son tour, formule un avis identique.

Les parents donnent alors leur accord, et Auguste Rodin se présente à l'École des Beaux-Arts. Mais, aussi incroyable que cela puisse paraître, il est refusé au concours d'admission trois fois de suite. Il n'y mettra jamais les pieds.

Un travailleur acharné

Le jeune sculpteur travaille durement pour gagner sa vie chez un entrepreneur de maçonnerie et de décoration, où il apprend les détails du métier et acquiert une prodigieuse habileté d'exécution. 
Il est à la fois mouleur, ornemaniste, créateur de modèles pour l'orfèvrerie et l'ébénisterie. En même temps, il cherche à combler ses lacunes en fréquentant assidûment le Louvre et en lisant les œuvres des grands écrivains. La "Divine Comédie" de Dante lui laissera une profonde impression dont on retrouvera ultérieurement les traces dans plusieurs de ses sculptures.

En 1862, à la suite de la mort de sa soeur, Auguste, désespéré, entre à son tour chez les pères du Saint-Sacrement, congrégation française qui vient d'être fondée par saint Pierre-Julien Eymard. Celui-ci est un supérieur clairvoyant. Ayant autorisé le novice à modeler son buste, il comprend vite que la véritable vocation de Rodin n'est pas le cloître ; il lui trouve un atelier pour lui permettre de retourner à son art.

Le travail continue, dur mais passionnant. Toute œuvre terminée augmente chez Rodin le désir de recherche et de perfection. Son talent mûrit peu à peu.

En 1864 il fait la connaissance de Rose Beuret, qui a quatre ans de moins que lui et qui travaille à Paris comme ouvrière en confection. Elle unira sa vie à la sienne, et ne le précédera dans la mort que de quelques mois. Comme il n'a pas d'argent pour payer des modèles, c'est elle qui pose pour lui. Ils vivent pauvrement, mais ils sont heureux. Rodin épousera Rose sur le tard, consacrant ainsi la réussite d'une longue union.

Première renommée

Après la guerre de 1870, Rodin se rend à Bruxelles pour travailler à la décoration de la Bourse. En 1875, il peut enfin réaliser un rêve longuement caressé : connaître l'Italie. Venise, Florence, Rome, Naples lui révèlent leurs trésors. Les œuvres de Donatello, et surtout celles de Michel-Ange, produisent sur lui une profonde impression. Il visite ensuite les cathédrales de France, visite qu'il renouvellera souvent au cours de sa carrière.

De retour à Paris, Rodin expose au Salon des Beaux-Arts sa première grande œuvre : la statue en plâtre d'un jeune homme, représentant l'Age d'airain. Sculptée grandeur nature, la statue donne une telle impression de vie, qu'elle provoque un vif incident : on accuse l'artiste d'avoir fait un moulage sur nature, ce qui est strictement interdit par le règlement. On crie au scandale, les polémiques se succèdent.

Heureusement, un manifeste collectif, signé par des peintres et des sculpteurs, vient au secours de l'artiste, pour témoigner de sa bonne foi et de son génie. Une enquête est enfin ouverte et les accusateurs de Rodin sont confondus. L'État, plus tard, réparera cette offense en lui achetant un bronze, coulé d'après la statue contestée, et en lui accordant une médaille.

Ce premier conflit que rencontre Rodin provoque un grand retentissement en sa faveur. L'Age d'airain, en attirant l'attention du public sur ce sculpteur de 37 ans, inaugure le vrai début de sa carrière, qui durera 40 ans (jusqu'à sa mort).

Bustes, statues et groupes

On peut classer l'énorme production de Rodin en trois types d'œuvres : les bustes, les statues et les groupes.

Dans ses bustes, Rodin cherche plutôt à évoquer la pensée du modèle qu'à en rendre l'exacte figure. Les yeux sont pleins d'expression, une vie intense émane des visages. Les bustes les plus connus sont ceux de Victor Hugo, d'Henri Rochefort, de Falguière, de Clemenceau, d'Octave Mirbeau, de Bernard Shaw, de Gustave Mahler, de Madame Vicunha et plusieurs de Rose Beuret. Ils sont exécutés en bronze, en marbre, en terre cuite ou en plâtre.

Les statues

Les statues sont empreintes d'une puissance inconnue jusqu'alors. Elles expriment au paroxysme les passions humaines, la souffrance, la tension spirituelle. Les corps sont admirablement modelés. Citons notamment Saint Jean-Baptiste prêchant, Balzac, qui marque une date dans l'histoire de la sculpture, et le fameux Penseur , érigé devant le Panthéon et actuellement au musée Rodin. 



Mais c'est peut-être avec les groupes que Rodin atteint le sommet de son art : l'Éternelle Idole, le Réveil, le Baiser, les Bourgeois de Calais et la grandiose Porte de l'Enfer.

Des œuvres à part

Une place à part doit être réservée à des compositions exquises et originales, telles La Main de Dieu, qui représente une main en train d'extraire de la matière des figures humaines ; le Secret : deux mains qui cachent un objet ; et surtout l'admirable Cathédrale : les mains droites d'un homme et d'une femme qui s'unissent pour former un arc ogival.

La "porte de l'enfer"

En 1880, Rodin reçoit la commande d'une porte monumentale destinée au Musée des Arts décoratifs. Inspiré par les "Portes du Paradis" de Ghiberti (à Florence), il se met à l'œuvre avec passion et y travaille pendant 20 ans. 

De cet effort fécond et puissant naît la Porte de l'Enfer, extraordinaire composition de 186 figures qui tourbillonnent dans un vertige d'angoisse, de terreur, de volupté, et frémissent de vie.

L'inspiration débordante de l'artiste dépassa le cadre prévu, et il dut renoncer à placer la porte à l'endroit qui lui était destiné, mais elle demeura pour lui une source d'inspiration intarissable. Il en a extrait les modèles de certaines figures qu'il a agrandies, créant ainsi plusieurs nouveaux chefs-d'œuvre, notamment le Penseur.

Bien qu'inachevée, elle a été exposée à l'exposition universelle de 1900.

Drame de la statue de Balzac

La Société des Gens de Lettres ayant commandé à Rodin une statue de Balzac, le sculpteur effectua une série de recherches avant de s'attaquer à l'œuvre définitive : études de la tête, du corps nu et enfin du personnage habillé. Huit ans après, la statue présentée au Salon de la Société nationale (1898) provoque un des plus grands scandales de l'histoire de la sculpture.



Le comité de la Société, dominé par des préjugés académiques, refuse l'œuvre, ne voulant pas la reconnaître comme étant la statue de Balzac. Les amis de Rodin protestent vigoureusement, et ouvrent une souscription pour acheter la statue et l'ériger sur une place publique. Mais le sculpteur retire l'œuvre du Salon, déclare qu'elle ne sera érigée nulle part, et la fait transporter dans sa propriété de Meudon.

Pourtant, c'était pour lui un chef-d'œuvre, une création qu'il aimait plus que les autres, — "la résultante de toute ma vie, le pivot même de mon esthétique", disait-il.

Consécration d'un génie

Malgré ces diverses oppositions, Rodin reçut quand même de son vivant la consécration de son génie. L'Exposition universelle de 1900, où il eut un stand pour lui seul, place de l'Aima, fut l'occasion d'un véritable triomphe.

En 1907, il acheta l'Hôtel Biron, où il établit son atelier et organisa l'exposition de ses œuvres.Plus tard, il fit don à l'État de l'édifice, sous l'obligation d'y créer après sa mort le "musée Rodin".

La grande guerre assombrit ses derniers jours et, le 17 novembre 1917, Auguste Rodin s'éteignit à Meudon. Les circonstances empêchèrent de lui faire des funérailles grandioses, mais sa renommée s'était déjà propagée dans le monde entier.

Ce génial précurseur de la sculpture du XXème siècle fut en même temps l'un des plus illustres artistes français.

Ses statues sont visibles rue de Varenne, au musée dont les installations furent inaugurées au printemps de 1918. Là, les jeunes sculpteurs peuvent étudier chronologiquement l'œuvre d'un artiste à la fois hardiment novateur et remarquable connaisseur des maîtres d'autrefois.


Cézanne et Paris


Cézanne (1839-1906), ne s’est jamais éloigné de la capitale et de l’Ile-de-France. Entre 1861et 1905, il n’a cessé d’y revenir et de s’en inspirer.


Son œuvre témoigne de ces séjours au cours desquels il fréquente les impressionnistes, Pissarro, Guillaumin, Renoir, Monet. 

À Paris, Cézanne se confronte tout autant à la tradition qu’à la modernité. L’exposition nous éclaire sur les grands thèmes qu’il explore alors : quelques vues dans Paris, les paysages d’Ile-de-France, les nus, natures mortes et portraits.

Son amitié avec Zola est privilégiée. Après 1890, critiques, marchands, et collectionneurs commencent à s’intéresser à son œuvre. Cézanne se montre attentif à cette reconnaissance qui ne peut venir que de Paris. Ainsi imprime-t-il sa marque dans l’art moderne : l’avant-garde le considèrera comme un précurseur.


Organisée en collaboration avec le Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, l’exposition réunit environ 80 œuvres majeures issues du monde entier. Cette exposition bénéficie de prêts exceptionnels du Musée d’Orsay.

http://agenda.paris.fr/evenement/770/Musee-du-Luxembourg/Cezanne-et-Paris

Rétrospective : Renoir au XXe siècle

mercredi 15 février 2012

We love England !

On a tous en nous quelque chose de british ou de kitsh: un goût inavouable pour les bonbons gélifiés, un faible pour Hugh Grant, un brin de pitié pour Susan Boyle… Qu'ils nous dégoûtent ou nous inspirent, vive les Anglais!

Pas d'histoire anglaise sans Margaret Thatcher!



Première et unique femme premier ministre du Royaume-Uni et l’une des femmes les plus célèbres et les plus influentes du XXe siècle, elle fut autant admirée que détestée et imprima sa marque - y compris dans son style.
La Dame de fer, biopic de Phyllida Lloyd (Mamma Mia!), revient sur ce destin de femme politique, féministe malgré elle, dure dans ses principes et son action, qui finit lâchée par son gouvernement et son parti.

Le film ne suit pas une trame classique mais opère un aller-retour entre le présent et le passé.

Thatcher, qui fut au pouvoir entre 1979 et 1990, a aujourd'hui 87 ans et souffre de la maladie d'Alzheimer. De quoi offrir un rôle de composition époustouflant à Meryl Streep, tantôt personnage de dame diminuée à la démarche lourde, tantôt femme de pouvoir dirigeant le pays d'une main de fer.

Née dans une famille d'épiciers - origine sociale que le Parti conservateur méprisera longtemps - «Maggie» vient à la politique grâce à son père, membre du Parti conservateur local. Il lui transmet ses valeurs d'épargne, de mérite et d'indépendance.

D'abord députée, en 1959, puis ministre en 1968 et 1970, elle prend la tête du Parti conservateur en 1975, à la surprise générale. Elle doit s'imposer dans un monde masculin, dans un pays où la gent féminine n'est pas acceptée dans les clubs.



Une scène truculente la montre face à deux conseillers lui recommandant de travailler sa voix, jugée trop aiguë pour convaincre, de se coiffer autrement et d'abandonner bibis et collier de perles.

«Pour les chapeaux, je pourrai vous suivre, pour les perles, ce n'est pas négociable», leur lance-t-elle, montrant au passage une vraie autorité.

La coiffure, lissée et gonflée, sera une de ses marques de fabrique, avec ses tailleurs bleus et ses lavallières.

La Dame de fer se centre largement sur la personnalité de Margaret Thatcher et adopte d'ailleurs comme fil rouge la relation qu'elle entretenait avec son mari, Denis (Jim Broadbent). Formidable compagnon de route, avec qui elle eut deux enfants, qui sut à la fois la soutenir, l'encourager, puis, au contraire, l'empêcher de s'enfoncer lorsque le vent tourna.

Les années Thatcher furent marquées, entre autres, par d'immenses grèves et conflits sociaux, l'avènement de la question irlandaise, la montée du libéralisme, la poursuite de la guerre froide ou le lancement de la guerre des Malouines. Tous ces événements servent de toile de fond à un portrait qui oscille perpétuellement entre la vie privée et la vie publique.

Aujourd'hui, Margaret Thatcher bénéficie d'une sorte de retour en grâce en Angleterre, certains allant même jusqu'à parler de «Thatchermania».

Ce profil de dirigeant politique droit dans ses bottes, certes injuste mais convaincu, prônant le courage de sa conviction quand d'autres flanchent face à l'opinion publique, a fini par plaire aux plus récalcitrants. Certains lui trouveront même un parfum d'actualité.

Film : La Dame de fer (Titre original : Iron Lady) de Phyllida Lloyd - Avec Meryl Streep - Date de sortie : 15 février 2012


Source : Figaroscope