jeudi 31 juillet 2014

Les immanquables à Aix-en-Provence



En centre-ville
  1. Les sorties au marché, mélange de senteurs et de couleurs
  2. Cours Mirabeau
  3. Hôtel de ville & Halle au grain,
  4. Cathédrale et cloître Saint Sauveur
  5. Quartier Mazarin : Eglise Saint Jean de Malte
  6. Parcours à la recherche des vierges aux coins de rue
  7. Parcours des fontaines pour se rafraîchir
Musées
  1. La fondation Vasarely
  2. Le musée Granet et la collection planque
Sur les pas de Cézanne
  1. Atelier des Lauves de Cézanne
  2. Carrière de Bibemus
Les parcs
  1. Parc de la Torse
  2. Parc de Villers (théâtre de Verdure)

Sainte Victoire
  1. Barrage de Bimont
  2. Barrage de Zola
  3. Domaine de Roques-Hautes
  4. Bibemus

Un article sur l'histoire de la ville

Le cloître Saint Sauveur à Aix-en-Provence



Ce cloître se situe au cœur du bourg Saint Sauveur qui occupe l'emplacement du forum antique/romain datant de la fin du 1er siècle.

Il s'agit d'un cloître canonial de chanoines et non de moines.
Les chanoines sont issues de familles riches et cultivés. Contrairement aux moines, ils ne vivent pas repliés sur eux-mêmes se consacrant entièrement à la prière mais ce sont des prêtres qui ont pour mission d'évangéliser auprès des habitants. L'indication qui nous l'indique est à la porte.

C'est un cloître petit de forme carré, en effet lors de la construction les artisans l'on construit dans cette petite cour carrée non occupée. les maisons aux alentours étaient déjà construites.

Ce cloître a été construit à la fin du 12e siècle en 1190.

Entièrement roman (roman tardif provençal), il s'agit d'un joyau d'art roman.
Exceptionnellement bien conservé, il fut rénové entre 2001 et 2003.

Cloitre très lumineux et beaucoup moins sombre et obscures que les cloitres cisterciens que l'on retrouve en Provence, ceci grâce aux galeries charpentées qui datent du 16e siècle.

Lieu où respire le calme, la paix et la sérénité propice à la prière et à la méditation des chanoines.

Très travaillé, ce cloître présente :
- Une charpente en bois, matériau très léger qui apporte plus de clarté au cloître. Ceci donne cette
impression de légèreté et confère une finesse et élégance au cloître.
- Des chapiteaux été travaillés avec des motifs différents.
- Des colonnes de réemploi et qui ont été récupéré d'une basilique qui était à l'emplacement de la
cathédrale aujourd'hui. Ce sont des colonnes très variées : torsadé, octogonal, en marbre, etc.

Un cloitre est généralement de forme carrée ou rectangulaire et ce n'est pas sans raison, le chiffre 4 est symbolique, il symbolise la terre. On retrouve : les 4 saisons, les 4 points cardinaux, les 4 éléments naturels...En faisant construire ce cloître, les chanoines voulaient que l'on fasse le tour de l'histoire chrétienne.

Parcours théologique
Le cloître propose  tout un cheminement théologique des chanoines quand ils l'ont fait construire. Ils nous ont laissé un véritable catéchisme de pierre.
C'est à partir de la porte sud, accès d'origine que l'on devait cheminer autour du cloître dans le sens des aiguilles d'une montre, afin de découvrir toute la symbolique du cloître.

- Galerie Ouest : de l'annonce du Christ, source du salut illustré par l'Ancien Testament
- Galerie Nord : Vie du Christ, de sa naissance, à sa mort jusqu'à sa résurrection illustrant le Nouveau Testament
- Galerie Est : Les premiers temps de l'Eglise Catholique : le triomphe du Christianisme sur le paganisme.

Explication des 4 piliers/ 4 évangélistes
Aux quatre angles, sur les 4 gros piliers se trouvent les 4 évangélistes avec leurs symboles :
  • Saint Mathieu représenté par un homme ailé
  • Saint Marc représenté par un lion
  • Saint Jean représenté par un aigle
  • Saint Luc représenté par un taureau
Historiquement, l'attribution des 4 symboles des 4 évangiles prend ses racines dans la vision de la
gloire divine d'Ezéchiel (Ez 1, 10) et dans la vision du trône de Dieu de l'Apocalypse (Apo 4,6) dans laquelle 4 êtres vivants entourent le trône de Dieu.

Saint Jérôme complète cette explication et explique selon lui que :
L'homme a été attribué à Saint Marc parce qu'il démarre son évangile par la généalogie humaine de Jésus (Mat 1, 1-17).

Le lion a été attribué à Saint Marc car les premières lignes de son évangile évoquent "la voix qui crie dans le désert" qui ne peut être d'après Saint Jérôme que le rugissement d'un lion. (marc 1,3).

Le taureau, animal sacrificiel par excellence a été attribué à saint Luc, en raison du récit du début de son évangile du sacrifice offert par Zacharie au temple de Jérusalem.

L'aigle a été attribué à Saint Jean, celui-ci, ayant atteint les sommets de la doctrine comme l'aigle atteignant les sommets des montagnes.

Toujours, selon Saint Jérôme, les 4 vivants résumeraient les 4 moments essentiels de la vie du Christ : Dieu qui s'est incarné (homme). jésus tenté au désert (le lion) immolé (le taureau) et monté au ciel (l'aigle).

Conclusion
Les chanoines avaient pour mission d'évangéliser. Ils ont eu le souci, en faisant construire ce cloître de représenter le déroulement de l'histoire du salut. Il s'agit d'un véritable catéchisme de pierre qu'ils nous ont légué pour évangéliser à travers les siècles.
Le pèlerin comprend ainsi la force du message chrétien et le moyen de parvenir à la vie éternelle.

mercredi 30 juillet 2014

Histoire d'Aix en Provence

 
Au IVème siècle avant JC, la basse Provence est occupée par la tribu celto ligure des Salyens.
Après que Masalia (Marseille aujourd'hui) soit annexée à l'empire croissant des Romains, les romains sont bien décidés à poursuivre leur conquête des terres voisines. Forts de leur grande puissance, étendue à la Méditerranée tout entière, ils assiègent l'oppidum d'Entremont, ville située sur la bordure méridionale du plateau qui domine l'actuelle Aix-en-Provence.
 
Sous la direction du proconsul Caïus Sextius, ils commencent par démanteler Entremont pour ensuite venir s'installer sur un replat riche en sources chaudes et froides. C'est ainsi que naît Aquae Sextia, qui fut d'abord un camp retranché avant de se transformer en une ville sise en Provence.
 
Tout d'abord, capitale de la Narbonaise avec la venue et l'installation de l'archevêché au sein de la ville et après son abandon par la colonie romaine vers 400.
Aix en Provence connaît ensuite ses heures les plus sombres, tour à tour occupée par les Wisigoths, puis envahie par les Francs et les Lombards et enfin plus tard en 731 par les Sarrasins.
 
Mais le Xe siècle sera celui de la renaissance autour du bourg Saint Sauveur (quartier du centre-ville). Aix en Provence devient alors le lieu de résidence privilégié des comtes souverains de Provence qui y tiennent une cour raffinée et lettrée. Dès lors, et ce durant tout le Moyen Age, la ville s'imposera comme la capitale de la Provence et comme l'un des centres les plus importants du commerce et de l'artisanat.
 
C'est en 1409, sous l'impulsion de Louis II, comte de Provence et de son parlement, qu'est fondée la célèbre université d'Aix en Provence, une des premières de France.
 
C'est sous le bon Roi René, duc d'Anjou, comte de Provence et roi titulaire de Sicile, dès le milieu du XVe siècle que la ville prend tout son essor et devient un célèbre centre culturel et universitaire.
 
En 1481, Charles III du Maine, dernier comte souverain de Provence, lègue la Provence au roi de France.
A partir de 1486, avec le rattachement de la Provence à la France, le gouverneur y réside. En 1501, Louis XII y établit le parlement de Provence, qui perdure jusqu'à la Révolution.
 
Le XVIe siècle verra Aix en Provence devenir le théâtre de guerres étrangères et de guerres de religion qui s'y succèderont à un rythme effréné, parachevé par l'opposition de la ville à Richelieu et à Mazarin, dont nous gardons trace au travers du célèbre quartier historique éponyme, recelant les plus beaux hôtels particuliers datés de cette époque et que la ville a su conserver et entretenir.
Réel quartier bourgeois du XVIIe siècle habité par les parlementaires et les grands bourgeois de l'époque.
 
Après les troubles de la période révolutionnaire et une forte récession économique, Aix en Provence reprend et développe de plus belle ses vocations universitaire, judiciaire et culturelle, qui l'ont rendu célèbre et lui ont apporté ses lettres de noblesse.
 
C'est en 1876, que le comte Mirabeau, avocat et député de la ville, donne son appellation au Cours, l'artère principal. Premier cours à carrosses où seuls les carrosses avaient droit de passage. le Cours devait resté avant tout un lieu de parade
 
Ainsi, si le XIXe siècle est celui de la révolution industrielle partout en Europe, Aix en Provence achève par la même occasion la création de ses facultés et grandes écoles, celles de droit et de lettres, de l'école normale et de l'Ecole nationale des arts et métiers.
 
Aujourd'hui la ville attire une fourmilière artistique avec :
- Le Grand Théâtre de Provence
- Le Centre chorégraphique national du Pavillon noir
- Le nouveau conservatoire de musique, de danse et de théâtre
- La cité du livre, avec la grande bibliothèque Méjanes
 
 

jeudi 6 février 2014

La Provence de Van Gogh

Attiré par la lumière provençale, Van Gogh décide de quitter Paris et de venir s’installer à Arles., en Provence Il fera ici, en un peu plus d’un an, plus de 300 œuvres dont certaines sont des plus admirables. 
 

Passionné de couleurs franches, Vincent Van Gogh décide de venir vivre dans une région où l’éclat du soleil pourra l’inspirer davantage.
Le peintre néerlandais arrive donc à Arles le 20 février 1888. Il s’installe tout d’abord dans un restaurant avant de louer une petite maison, La  maison jaune (qu’il va peindre de nombreuses fois).
 

Le Café  « Le Soir »
 
A Arles, c’est un peu comme si son talent explosait littéralement. Le peintre veut produire un maximum, et ce n’est pas moins de 300 œuvres qu’il va réaliser en moins de 15 mois, écrivant l’un des chapitres les plus importants de l’histoire de l’art. Van Gogh parcoure la région à pieds, choisi des paysages baignés de lumière, des scènes de la vie paysanne ou encore certaines personnalités qui l’entourent.
 
Ne connaissant personne dans la région, il lui fut assez difficile de trouver des modèles. Mais Van Gogh s’attache à représenter les fleurs des vergers, les champs de tournesols, les moissons… Son style en mouvement – tout en hachures, en points, en ronds – semble représenter la fureur intérieure qui l’étreint.
 
A Arles, Van Gogh s’épanouit totalement dans son art mais son instabilité psychologique ne s’est pas atténuée.
 
En décembre 1888, après une violente dispute avec Gauguin – venu travailler en Provence avec lui - Vincent se tranche l’oreille et l’offre à un prostituée. C’est suite à ce qu’il qualifie lui-même de « catastrophe », que le peintre réalise Autoportrait à l’oreille bandée. Mais de nouvelles crises ont lieu et Van Gogh décide d’entrer à l’asile de Saint-Paul-de-Mausole près de Saint-Remy-de-Provence. Il y passera un an et, malgré son état de santé très fragile, y produira de magnifiques toiles dont l’Iris. Van Gogh quitte la région en mai 1890 avant de se rendre à Auvers-sur-Oise où il mettra fin à sa vie, quelques mois plus tard.
 
A Arles, un véritable circuit vous permet de revenir sur les lieux précis où Van Gogh à réalisé ses toiles les plus connues : Place du Forum (Le Café  « Le Soir »), le pont de Trinquetaille  (L’escalier du pont de Trinquetaille), le quai du Rhône (La nuit étoilée), la place Lamartine (La maison jaune), la rue Mireille (Le vieux moulin), le jardin du boulevard des Lices (Le jardin public), l’espace Van Gogh (Le jardin de la maison de santé)… Un document et un plan sont disponibles à l’Office du Tourisme.
Fondation Van Gogh 17, rue des Suisses à Arles

Le quai du Rhône (La nuit étoilée)
 

mardi 7 janvier 2014

Sénanque, Silvacane, Thoronet : les abbayes cisterciennes de Provence

Sénanque, Silvacane, Thoronet : les abbayes cisterciennes de Provence

Surnommés "les trois sœurs provençales", ces monuments religieux, édifiés par des moines de l'ordre des Cîteaux au Moyen-Âge, sont des chefs d’œuvre architecturaux témoignant d'un grand désir de sobriété et de calme.

Abbaye du Thoronet

La première de ce trio surnommé "les trois soeurs provençales", la plus conforme à l'esprit de l'Ordre, est située au cœur du Var à Thoronet. Ce monument religieux, volontairement d'une extrême sobriété, a été édifié au 12e siècle, par des moines venant de Mazan dans l'Ardèche qui ont particulièrement prêté attention à la lumière et à l'acoustique du lieu.
 
Sénanque, Silvacane, Thoronet : les abbayes cisterciennes de Provence

Abbaye de Silvacane

Non loin de là, dans les Bouches-du-Rhône, près d'Aix-en-Provence, Saint Bernard a établie l'abbaye cistercienne de Silvacane en 1144. Elle doit son nom aux marécages de la Durance, remplis de roseaux, qui la jouxte. Tout en pierres de taille, ce chef d’œuvre architectural, mélange des styles romans et gothiques, a su être préservé du temps grâce à une restauration de près d'un siècle !
 
Sénanque, Silvacane, Thoronet : les abbayes cisterciennes de Provence

Abbaye Notre-Dame de Sénanque

Enfin, la "troisième soeur", l'abbaye de Sénanque, fondée au XIIe siècle également, se trouve à Gordes dans le Vaucluse où elle est toujours habitée par des moines cistériens. Elle est reconnaissable à son vaste champ de lavandes qui lui donne un charme fou. L'architecture de son cloître est réputée pour ses arcs et ses colonnes en pierre.
Un trio d'abbayes cisterciennes qu'il fait bon visiter hors périodes d'affluences, quand le silence a repris ses droits...
 
Sénanque, Silvacane, Thoronet : les abbayes cisterciennes de Provence
Photographie José Nicolas

mercredi 18 décembre 2013

La montagne Sainte Victoire restera toujours associée à Cézanne

Une véritable histoire d'amour entre un peintre et son sujet : la Montagne Sainte-Victoire par Paul Cézanne.
 
Peintre aixois né en 1839, Paul Cézanne demeure aujourd'hui encore intimement lié à sa ville natale. Son atelier des Lauves reste un lieu émouvant à visiter, comme si le peintre allait revenir d'une seconde à l'autre d'une session de travail sur le motif. Autre lien éternel, la série de représentations de la Montagne Sainte-Victoire, véritable monument de la région, est représentée plus de 80 fois par Cézanne en huiles sur toile, aquarelles et dessins. Une marotte, une passion, un fil rouge dans le travail du peintre qui intervient dans la dernière partie de sa vie, entre 1882 et 1906 année de sa mort à Aix (encore). L'histoire veut que le peintre ait contracté une méchante pneumonie lors d'une séance de travail sur la montagne. C'est ce que l'on peut appeler 'mourir sur scène'.
Cézanne a une influence considérable sur l'art de la fin du XIXe et le XXème siècle. Maître reconnu de son temps par ses pairs, il fréquente lors de séjours parisiens entre 1862 et 1882, la bande Impressionniste : Camille Pissaro, Auguste Renoir (qui a également fini sa vie dans la luminosité provençale), Claude Monet, Alfred Sisley entre autres. Il participe à l'aventure Impressionniste tout en gardant sa personnalité : c'est l'époque du choc de la peinture sur le motif, des chevalets dans l'herbe, de la recherche de la lumière naturelle et de l'émotion.
 
Une façon de peindre et une obsession de la nature qui tiendra au cœur de Cézanne toute sa vie. L'influence du peintre aixois est reconnue dans l'Histoire de l'Art puisqu'il serait à l'origine du mouvement Cubiste incarné dès 1906 par Pablo Picasso ou encore Georges Braque. La première toile cubiste serait Les Demoiselles d'Avignon, choc montré par Picasso en 1907, un an après la mort de Cézanne, et aujourd'hui une des pièces maîtresses du MoMA à New York.
 
C'est la recherche autour des volumes qui aboutit à l'apparition d'une géométrie dans les paysages ou encore les natures mortes de Cézanne.

En 20 ans, Cézanne pousse son style pour exprimer l'émotion du paysage, suggérant le vent, impliquant un mouvement comme si on pouvait respirer l'air de la scène. La première exprime le gigantesque de cette montagne qui domine la région et est caractéristique de la façon de peindre de Cézanne dans les années 1880 avec une juxtaposition de coups de pinceaux linéaires et une gamme de couleurs douces et naturelles. La Sainte-Victoire vue des Lauves réalisée entre 1904 et 1906 montre des coups de pinceaux moins précis permettant à la forme de la montagne de surgir de la toile telle une apparition. C'est là toute l'intention du peintre, montrer la nature telle qu'elle est sans omettre de transmettre une émotion.
Une véritable histoire d'amour et de peinture.

mardi 10 décembre 2013

En immersion dans l'univers de Cézanne - visite de son atelier à Aix-en-Provence


C'est sur les hauteurs de sa ville natale, Aix-en-Provence, que le célèbre peintre français a établi son atelier. Plus d'un siècle plus tard, le lieu, devenu incontournable pour les touristes comme les locaux, a gardé toute l'empreinte de Cézanne.
Quand Paul Cézanne décide, en 1901, d'établir son atelier sur le chemin des Lauves surplombant Aix-en-Provence, c'est parce qu'il souhaite s'immerger au cœur d'une nature sauvage, celle-là même qui l'inspire pour ses peintures. C'est dans ce petit refuge, jadis perdu dans le maquis provençal, qu'il achèvera notamment l'un de ses plus grands chef d’œuvre, Les Grandes Baigneuses.


Décédé en 1906, Cézanne ne se sera servi de cet atelier, situé sur les hauteurs de sa ville natale, que durant 5 ans. Pourtant, plus d'un siècle après qu'il l'ai quitté, partout son empreinte subsiste. Dans cette table, cette commode, cet escabeau ou ce chevalet lui ayant appartenu, le peintre demeure toujours. Il suffit d'ailleurs de fermer les yeux pour l'imaginer ici ou là déplaçant les objets lui servant de modèles pour ses natures mortes : faïences, vases, fruits...
Aujourd'hui ouvert aux visiteurs, l'atelier de Paul Cézanne était resté inoccupé durant de nombreuses années avant que la ville d'Aix-en-Provence ne décide de l'acquérir en 1969. Ce lieu, à présent hautement touristique, est aussi apprécié des locaux. En l'honneur de l'artiste, la rue dans laquelle il se trouve a été baptisée : rue Paul Cézanne...

Paul Cézanne, visite de son atelier à Aix-en-Provence
L'atelier du peintre garde son empreinte
 
C’est après la mort de sa mère et après avoir vendu le Jas de Bouffan la maison familiale, que Cézanne fit construire en 1901 cette petite maison pour y venir peindre, lieu de recueillement et de travail.
On ressent ici avec intensité la présence du peintre, on l’imagine travailler. Grâce à tous les objets lui appartenant  restés tels quels et qui ont servit dans ses natures mortes, on entre véritablement dans son univers.

Il peignit de nombreuses natures mortes mais également son célèbre tableau « Les grandes baigneuses » dont il posa devant.
C’est ici qu’il s’enfermait lorsque le temps l’obligeait à s’écarter de la Ste Victoire, par temps de pluie ou de grand froid.
Cézanne partant ici à la Sainte Victoire avec son matériel
Une longue étagère sur le mur, une table, une commode, un escabeau pour prendre du recul sur ses tableaux, un haut chevalet, quelques chaises, les objets modèles de ses natures mortes, quelques faïences locales...
On retrouve ici la statuette blanche "l'amour" en plâtre, la cafetière, le pot à gingembre, la coupe de fruits blanche, la bouteille de rhum, quelques étoffes, les trois crânes,... qui ont servis dans ses tableaux.
Pommes et oranges
La table de cuisine ou nature morte au panier
On y retrouve ici son pot à gingembre bleu.
 La femme à la cafetière 
On retrouve sa cafetière posée sur l'étagère

 
 Jeune homme à la tête de mort

 L'amour en plâtre